JC & Lolo : Prix d’Excellence 2006

Au club depuis une dizaine d’années, Jean-Christophe JC ITIER et Laurent SALAUN prouvent depuis lors leur attachement à nos couleurs et leur amour du ballon (leurs présences aux entrainements en attestent année après année). Ils ont connu les parcours de DH/DHR (notamment dans le groupe des 16 champions de France en 2003) pour Lolo et plutôt de DHR pour JC sur plusieurs époques du club. De la seconde moitié des années 90 qui voyaient le CNET régner sur le Football Entreprise aux années 2000 FTR&D moins linéaires avec un titre de champion de France, deux finales nationales, une descente en DHR et une remontée immédiate. Cette dernière remontée s’est accompagnée l’été dernier de la fusion avec le FC Orange avec pour objectifs majeurs une qualification pour le championnat national et la montée de l’équipe 3 en PH. Missions accomplies avec es deux beaux-frères fortement impliqués sur ce second objectif sur le banc pour Lolo et comme capitaine pour JC. Leur passé au club, cette implication t ce nouveau titre justifient entre autres que les "tout frais champions" soient mis à l’honneur pour le nouvel Entretien.

Situations de famille respectives : d’où venez-vous ? Où vivez-vous ?
JC Itier : Je suis né en Suisse, j’ai ensuite vécu 23 ans à Chilly Mazarin et je réside depuis 5 ans à Chatou. Je suis marié et j’ai 2 petites filles Manon et Romane de 6 et 2 ans.
Laurent Salaun : J’ai grandi à Chambourcy, petite ville entre Saint Germain en Laye et Poissy et je réside aujourd’hui à Bourg la Reine. Je suis marié (avec la sœur de JC) et ai une fille et un garçon, Eléana et Lucas de 6 et 4 ans.

Vos débuts dans le foot ? Vos différents clubs, si c’est le cas. D’autres sports pratiqués dans votre jeunesse, aujourd’hui...
JC : J’ai joué à Morangis des poussinets jusqu’en cadet. J’ai ensuite arrêté le foot car j’ai commencé très tôt à travailler dans le porte à porte et les horaires de travail ne sont pas compatibles avec le foot en club (on travaille tard le soir et le week-end). Etant jeune, j’ai pratiqué plusieurs sports à un niveau régional (tennis, judo, natation et ski). L’été, j’aime jouer au tennis et pratiquer le VTT.
L : J’ai commencé en poussin à Chambourcy, avant de rejoindre le PSG de pupille à junior. J’ai ensuite joué pendant 3 ans à l’AS Poissy. Après deux ans d’interruption pour cause de départ pour les études (un an à Oxford puis un an à Grenoble) j’ai rejoint le CNET dont je défends les couleurs depuis bientôt 10 ans. Autrement je pratique le ski, le tennis et le VTT.


JC et Lolo champions de Rés. DHR en 2005

Votre venue au club. Comment ? Evolution du club de l’ex-CNET à l’AS Orange ?
JC : C’est Lolo qui m’a amené au club. J’arrêtais le porte à porte pour devenir commercial chez un fabricant de prêt-à-porter. J’avais donc de nouveau la possibilité de m’entraîner et de jouer le samedi. Cette année, j’ai l’impression qu’on a retrouvé une notion de groupe et de la solidarité qui nous faisaient défaut ces dernières saisons.
L : C’est Benoit Desfeux qui m’a fait découvrir ce club et qui m’a permis de faire mon service militaire au CNET avec Christophe Gorce lors de ma première saison (un sacré souvenir qui nous a fait découvrir une recrue de choix en la personne de Monsieur Capaldi). On ne peut comparer le club à mon arrivée à celui d’aujourd’hui. Les temps changent, les rapports humains changent et je déteste les amoureux du "avant c’était mieux". Je pense qu’à un moment le club a trop misé sur les CV des joueurs sans faire attention à la mentalité. A ce titre, la descente en DHR a été un mal pour un bien qui fait qu’aujourd’hui le club est de nouveau sain.

Concernant la saison qui vient de s’achever et le parcours de l’Excellence 3 qui vous concerne au plus haut point puisque vous en étiez coach pour l’un et capitaine pour l’autre. Quel a été le tournant de la saison ? Que va apporter au club la montée en PH ?
JC : Pour moi, les tournants sont les confrontations directes avec nos adversaires pour la montée, Poissy et Satory et plus particulièrement les matchs retour que nous avons tous les deux gagnés. La montée en PH est une belle récompense mais n’est qu’une étape vers la DHR. A ce moment là, nous aurons nos deux équipes en DH et en DHR, ce qui faisait la force du CNET à l’époque.
L : Le tournant est la victoire début janvier contre AXA sur le Maracaña rouge de l’Île de Puteaux. J’étais en arrêt maladie et donc absent du banc de touche, nous étions dans une spirale négative et le groupe "partait en sucette". Une défaite aurait été très difficile à gérer. Mais comme souvent, il faut aller bas pour rebondir ce que nous avons fait puisque nous sommes invaincus depuis. La montée en PH représente tout d’abord l’économie d’un terrain pour les matches à domicile, une logistique plus facile à gérer et peut être moins de dirigeants. De plus en PH, nous devrions avoir moins de terrains difficiles et en face des clubs plus structurés.

Comment percevez-vous le club aujourd’hui ? Quels seraient les éléments que tu mettrais en avant pour conseiller à un joueur de signer ?
JC : Les deux mots qui me viennent à l’esprit pour définir le club sont convivialité et organisation. Ce que je mettrais le plus en avant est tout de même l’organisation ; peu de clubs peuvent se vanter d’avoir cette gestion des convocations, des équipements, des dirigeants, un site internet (avant nous avions même un magazine).
L : La fusion a apporté énormément de fraicheur et a relancé le club. Les éléments que je mettrais en avant pour ce club sont ambition, compétitivité, organisation et ambiance.

Quelles les valeurs attribuez-vous au Football Entreprise (ex corpo) ?
JC : Les valeurs que je retiendrais sont la convivialité dans la compétition.
L : Le fait qu’il n’y ait pas d’argent alors qu’il est présent partout en foot du DAM change la donne. Les rapports sont ici beaucoup plus sains. Je mettrai donc en avant des mots tels que ambiance, bande de copains mais toujours dans un esprit compétitif.

Qu’attendez-vous des joueurs du club qui évoluent à vos côtés ?
JC : Ceux qui me connaissent ne seront pas surpris par ma réponse : j’attends d’eux qu’ils se battent et donnent leur maximum sur le terrain. J’aime aussi le respect, la simplicité et je déteste les "stars".
L : Un joueur a le droit de ne pas être bon un samedi mais il doit toujours tout donner. Il doit respecter l’arbitre, ses adversaires et ses coéquipiers. Enfin j’aime les joueurs simples "qui ne se la racontent pas" et comme je le dis souvent, si nous étions vraiment très forts, nous ne serions pas là.

Les bons moments, les moins bons de votre carrière de footballeur ?
JC : Je ne retiens que les bons moments ! Par ordre chronologique ce sont : le stage de préparation du groupe DH/DHR à Samoëns il y a quelques années, le déplacement en Coupe de France la saison dernière à Caen et cette année le match retour contre Satory.


Un souvenir bien contrasté ce match à Caen en 2005

L : Je garde d’excellents souvenirs des tournois internationaux réalisés dans les équipes de jeunes du PSG où nous avions l’impression d’être de petits pros. Au club, mon meilleur souvenir restera le titre de champion de France en 2003 avec une équipe peut être pas géniale mais appliquée, concentrée, soudée et hyper réaliste (encore merci à Barel et Féfé). Sinon l’un de mes pires souvenirs restera mon dernier match en première en coupe de France la saison dernière contre Caen pendant lequel j’ai énormément souffert face à deux "mobilettes".

Les entraîneurs, les joueurs... qui vous ont marqué ? Sur le plan football, sur le plan humain...
JC : Au niveau des entraineurs Yves Trédan et Tomasz Bzymeck m’ont apporté énormément chacun à leur manière. Pour les joueurs, j’ai été marqué par Fabrice Sadik, un joueur simple, que l’on ne remarquait pas forcément et pourtant indispensable à l’équipe, Amigo N’Singi, vraiment au dessus du lot et Pascal Guillerm, qui m’impressionne par sa longévité.
L : Jacques Jarry qui était l’entraineur général des jeunes au PSG m’a beaucoup appris. Mais celui que je retiendrai est Thierry Mercier car en me faisant évoluer régulièrement en premières, il m’a permis de vivre mes meilleures expériences et de nombreux retours de déplacements nationaux très sympathiques. Quant aux joueurs, de tous, c’est vraiment Barel Mouko qui m’a le plus impressionné, que ce soit au niveau sportif ou humain. Son parcours en Ligue 2 prouve que ce joueur était un extra terrestre dans le Foot Entreprise.


Lolo - Champion de France 2003

Quel est votre avis sur ce site ? Critiques, conseils, propositions ?
JC : Je le trouve très bien et très complet mais je regrette la disparition du magazine du club Crack Boum But.
L : Je me jette sur le site tous les lundis pour y lire les comptes rendus des matchs (merci aux deux compères qui se cachent derrière "La Rédaction"). Je pense que peu de clubs amateurs possèdent un site aussi vivant et illustré (merci à Yves pour ses photos). Par contre, il serait bien de faire un Crack Boom But par an pour garder une trace papier et que je puisse continuer à faire croire à mon fils que papa est un bon joueur qui passe dans le journal.

Hobbies en dehors du sport : lecture, cinéma, et peut-être un jardin secret que l’on ne connaît pas..
JC : J’aime tellement le sport que cela ne laisse que très peu de place à d’autres hobbies. J’ai tout de même une passion pour les taureaux. Chaque été dans l’Hérault pendant une semaine, j’adore aller les défier midi et soir sur la place du village dont est originaire mon père.
L : Mon travail chez Orange Distribution, ma petite famille et le foot ne me laissent pas beaucoup de temps et suffisent largement à mon bonheur.

Une idée, un thème que tu souhaiterais développer, un message à passer?
JC : Ca serait bien d’organiser deux soirées par an pour les joueurs et leurs femmes.
L : Chaque fois que je le peux je remercie Brice Nsi. Plus sérieusement, j’ai pris cette saison beaucoup de plaisir à coacher et entrainer un groupe de joueurs réceptifs et travailleurs, issus des 2 clubs "fusionnés" qui ont mené à bien l’objectif demandé.

Question subsidiaire : JC, a-t-on des garanties quand c’est son beau-frère le coach ;-)))?
JC : On a encore plus de pression et de responsabilités.


L’Excellence championne en l’absence de son coach

La rédaction

Mise à jour 31/05/2006