05/06 - Election - Attaquants - Des attaquants qui ont marqué... les esprits !

Barel Mouko dans les buts, Didier Blino en défense, Freddy Le Loarer au milieu, le vote pour les meilleurs attaquants n’aura pas dérogé au phénomène que l’on observe pour chacun des votes : une tendance forte sur 4 ou 5 joueurs dont un qui se détache nettement. Cette fois, c’est Philippe Dupont qui est désigné sans conteste meilleur attaquant de l’histoire du club. Il obtient de très loin la plus forte moyenne de l’ensemble des 4 votes avec 3.14 contre 2.24 à Barel qui est son dauphin sur ce critère.

Philippe, comme Freddy Le Loarer, est un joueur "mythique" de l’histoire du club. Elancé, félin, élégant, Philippe aurait pu, comme Freddy, embrasser une carrière professionnelle. Pour l’anecdote, n’a-t-il pas partager quelques tennis-ballon et entraînements avec notre Michel Platini national alors qu’ils portaient tous les deux le maillot de l’AS Nancy Lorraine. Pour l’anecdote, Philippe Dupont a aussi joué 6 matchs de D1 sous ce maillot sans pouvoir jouer une seule fois au stade Marel Picot à Nancy. Sa vitesse et sa technique faisaient sa force, son seul point faible étant, malgré sa grande taille, son jeu de tête, la peur, sans doute de dégrader son légendaire brushing. Philippe Dupont, joueur et fêtard d’exception, a contribué à l’image et au palmarès du club. C’est le moins qu’on puisse dire.

Derrière lui, Pascal Hingant et Jean-Marc Blin sont dans un mouchoir. Pascal Hingant, modèle de gentillesse, était un attaquant percutant, vif et difficile à marquer. Jamais économe de ses efforts, il a encaissé beaucoup de coups tant son jeu était fait de percussion et de contacts. Charmant garçon très attaché au club, il a marqué, à sa façon, les esprits. Les votes en sa faveur émanent surtout d’anciens qui ont pu apprécier son allant et sa disponibilité. Troisième place pour le vote des milieux, idem pour celui des attaquants, les votants ont semble-t-il eu des difficultés à positionner Jean-Marc qui aurait sûrement mérité une place plus haute sur l’un des deux votes. Jean-Marc Blin ou Jean marque plein! Au choix. Tout aussi attachant que Pascal Hingant, Jean-Marc reste comme l’exemple du joueur très fort techniquement et individuellement mais paradoxalement très altruiste. Donner des ballons, faire jouer ses coéquipiers, éclairer le jeu, donner le tournis à ses opposants, tels étaient les ingrédients du jeu de Jean-Marc. Une seule réserve, sa répulsion aux exercices abdominaux ou autres pompes, ce qui ne l’a pas empêché de faire preuve d’une belle régularité au cours des matches et aussi des après-matchs. Et ce qui le place naturellement dans le peloton de tête des joueurs au plus beau palmarès du club.

  

Felix Nobial prend une belle quatrième place (avant son plébiscite pour les années 2000). Plus loin, Abdelkader Bennoui, Michel Dieleman (et oui, notre président a été un des gros scoreurs du club avec notamment une saison à 100 buts!) et Doudou Cissoko ont des soutiens qui pour certains les placent haut dans leur podium. Egalement cités par plusieurs votants, Salif Touré, l’oncle de Djibrill Cissé, et Joel Le Coarer, un breton "type Calou Guillerm".

 

Années 2000
Pour les années 2000, Felix "Féfé" Nobial rate de très peu le grand-chelem réalisé par Barel (tous les votants l’avait placé à la première place). Doudou Cissoko est son second. Titre national, finales nationales, titres régionaux, ils ont tous deux causé beaucoup de dégâts dans les défense du Foot Entreprise de la fin des années 90 et du début des années 2000. Dans des registres très différents : la vitesse et les espaces pour l’un, les petites surfaces et la précision pour l’autre, ils auront été complémentaires et décisifs durant de nombreuses saisons. Arrivés récemment et n’ayant (pas encore) pu briller dans des joutes nationales, Sébastien Fournié et Bastien Ibrahim sont troisième et quatrième. La force de frappe et la vista du buteur pur de Seb, la technique et la protection de balle de Bastien les verront plus haut dans le classement d’ici peu. Derrière, Calou Guillerm prend une place d’honneur plus que méritée. Implication, constance, passion, sans compter qu’il n’est pas loin de finir meilleur buteur du club chaque saison. Respect.

 


F.Nobial lors de la remise du titre de 2003 au siège d’Orange France

La rédaction

Mise à jour 06/01/2006